Ce sont les fil - les de Di - jon, C'est en cueil
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mou - ret - tes.
Sa bonne mère vint à passer: —0 bonne mère, vous [«iriez trop tard;
— Tâchez de n'y pas faire folie. J'ai déjà fait toutes les folies,
Car c'est vous qui êt's la plus jolie. C'est avec un jeun' garçon d' la ville.
') Cf. Ihid, p. 110, No. 21. — Bujeaud, Proi: ,1e l'Ouest, H, p. 240.
Ou ]nit la belle, on l'emmena; — Maman, 1' cœur u' vous fait-il pas
On l'emmena dans une grande toure D'avoir cl'vé un' si joli' fille [mal
Là on n'y voyait ni soleil ni joure. Et d'vant vos yeux d' la voir mourir?
Le fils il'un princ' passant par là — Nous avons d' l'or et de l'argent;
Demande à voir cette prisonnière: Nous le donnerons à la justice,
— L'on dit partout qu'elle est si jolie. (Je sera pour racheter la vie.
— Attendez un petit instant, — Gardez votre or et votre argent; Vous la verrez dans la prairie . Car toute fiU' qui a fait folie
Les Jug's devant, le bourreau derrière. Mérite bien d'y perdre la vie.
yuand la bell' fut sur l'échafaud, EU' se r'cula trois pas en arrière, ('ar elP voit v'nir ea vaillante mère.
Maman, prenez, tirez ma bague; Vous la donn'rez à ma sœur Julie Qu'elle se souvienn'de tout's mes folies.
Maman, coupez-moi mes cheveux, Attachez-les à la port' d' l'église Pour donner exemple à ces jeun's filles.
Chantée par Mme Fridelance, Porrentruy. — Chans. de 1901, M. Joseph Ribeaud. Cœuve; M. F Fridelance, professeur, Porrentruy (n'a que str. 1. 5. 6. 7.).