Au bout d'un mois la bell' s'est ae - cou-ché-e
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S'est ac - cou - ché' d'un bel en - fant Qui
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r'sem - blait fort
a son a - mant.
Au bout d'un mois, la bell' va à la messe (his) Accompagné' d' ses braves gens Pour faire honneur à ses parents.
De la sorti' d' la grand' messe, Voit là-bas l'échafaud frodé (?) [dressé] Et les bourreaux pour la tuer.
Belle, mettez en bas vot' belle robe.
Et tous vos beaux rubans blancs, Qu' dans un moment K'ront attachés [tachés] d'sang.
Ce n'est pas ma bell' rob' que je regrette
Ni tous mes beaux rubans blancs,
C que je regrett' c'est mon enfant.
L'enfant nous le mettrons dans une école Premièrement dans un couvent.
Priera Dieu pour ses parents.
Priera Dieu pour son papa [père], (bis) Premièrement pour sa maman Qui va mourir présentement.
Au bout d'un instant, l'enfant prit parole Il s'écria à haute voix:
— Laissez ma mère avec^"* moi.
Tout' la .justic' regardèrent:
— (Ohl) c'est la voix du Dieu tout puissant! Laissons la mère à cet enfant.
Chantée par Mlle Béatrice Epiney, née en 1895, St-Jean, Anniviers.