‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 25 sur 128 · La Bague de la Fille tuée · texte numérisé non relu

La Bague de la Fille tuée

Je ne possède que trois versions de cette complainte, deux du Jura, tme du Valais. Des libertins rencontrent une jeune fille dans les bois; ils veulent en abuser; elle leur offre sa montre et sa bague en or, et se défend désespérément; mais ils la violentent, la tuent et lui volent ses bijoux. Leur coup fait, ils vont à l'auberge et boivent; en payant son écot, le plus jeune fait tomber de sa i^oche l'anneau d'or, que l'hôtesse reconnaît pour celui de sa fille. Les assassins doivent avouer lem' crime, et la justice le leur fait expier.

Nos leçons sont malheureusement défectueuses, mais elles se comjjlètent l'une l'autre.

Ce sont des quatrains de vers octosyllabiques, féminins et masculins, rimant deux à deux (a n, b b).

Damase Aibaud (Cfi.pop. Provence, I, p. 120: La Doulento) et Xigra (Canti pop. ciel Piemoiite, p. 85. No. ll^i: La Ragaz-za assassinata) ont des versions bien plus détaillées, qui nous aident à comprendi'e les nôtres.

La leçon patoise (B) que j'intercale ici, malgré ses lacunes et ses altérations, est "pourtant intéressante parce qu'on y retrouve les traits principaux du drame. A remarquer que le récit, comme c'est si fréquemment le cas dans la poésie populaire, débute à la Ire personne, pour passer tôt après à la 3mei).

Cette version B peut se chanter sur la mélodie de A.

') Cf. ci-après, No. 6, Les tristes Noces, A, et No. 13, Le Mari assassin, versions A — F, etc.

Moderato

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