‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 54 sur 128 · I. Neuchâtel · texte numérisé non relu

I. Neuchâtel

A. L'Amant assassin

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1 Fran-çois', Fr.in - rois' re - vient d' Ge - ne - ve,

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pieu - r;int son cher a - mant

L'amant prit le cœur de Françoise

Et celui de l'enfant, A sa mèr' lui en fit présent.

— Tenez, voilà, mère barbare, Une œuvr' de vos désirs

Qu' vous désiriez il y a si longtemps.

La mèr' prit les clefs de son coffre Cent écus lui compta:

— Hélas ! grand Dieu, quell' cruauté !

.Jamais je ue l'ai désirée;

Mon fils, ah! tiens, va-t'en!

Ah! tiens, va-t'en qu'on n' t'y r'voie 12. [pas!

— Mèr', blanchissez-moi un' chemise, Je pars de mon pays;

Adieu, la femme et le petit !

Quand il fut haut de ces prairies, Il entendit sonner:

— Voilà pour Françoise enterrer !

né en 1839, ancien instituteur, St-Blaise.

') Cet air est bien connu dans le canton de Vaud, où il sert de timbre à la chanson du doyen Curtat: Chantons notre aimable patrie.

s'as - sit sur un banc, En y J'ai bien de quoi pleurer, ma mère:

J'ai rêvé cette nuit Que mon amant m'avait trahi'.

Pas sitôt eut dit la parole

Trois coups frappe à la porte:

— Hélas ! mon Dieu, c'est mon amant.

L'amant prit la main de Françoise:

— Allons nous promener Là-haut le long de nos vergers.

Quand il fut en haut d' ces prairies :

— Françoise, ah ! c'est ici, Ah! c'est ici qu'il faut mourir.

— Amant, aurais-tu le courage

De me tuer ici.

Qui suis enceinte de six mois?

L'amant tirant son épée claire

Droit au cœur lui a planté.

Hélas! Grand Dieu, quell' cruauté!

Chantée par M. Ferdinand Schorpp,

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