‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 65 sur 128 · En - tre | onze heur's et · texte numérisé non relu

En - tre | onze heur's et

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ne - tre île ma mie — Ré-veil-lez - voiig, gen • til - le ber-

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gère. Ré - veil - lez - vous, ma mie. mou cœur

Mettez les plus beaux d' vos b Nous irons voir de nos amis.

Aussitôt la bergère s'apprête | Sur son cheval la fit monter. )

iibits,

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Quand il l'ut au milieu du bois, Le cheval a pris son arrêt.

— Descendez, jolie bergère, Descendez, ma mie, mon cœur.

C'est ici qu'il faut mourir; Nous somm's l)ien loin de nos amis.

Aussitôt la liergèr descendit,

A ses genoux elle se jeta,

En lui disant; — Si je t'ai fait tort,

Kh! bien, donn'-moi le coup d' la mort!

Aussitôt il tira son épée Et à son cœur il lui plongea; 11 lui plongea si brusquement Qu'elle alla perdre tout son sang.

Ré-veil-lez cœur.

Elle avait encore trois frères; Trois jours, trois nuits l'ont recherchée. Personne n'a j)u la retrouver, Si c' n'est qu' la p'tit' berger' des prés.

— Ah! dites-nous, jolie bergère, Joli' bergère de ces prés; X'avez-vous pas ici vu passer Un" jeune fille à marierV

— Suivez le long de ces iirairies.

Suivez le long de ces grands bois; Vous y trouverez son sang couler.

Son cœur ouvert comme un laurier

Aussitôt l'idus jeun' s'avança; (1!) la trouva dans son sang coulé Il l'arrosa de toutes ses pleurs, En lui disant; Ma chère sœur!

Te voilà mort', ma chère sœur.

Te voilà mort' dans la prairie, Par un amant qui t'a chérie; T'a fait mourir par jalousie. ■

Chantée par Mlle Elisa Membrez, née en 1893, Courroux; Mme Mathilde M.irquat-Ménétré, 1888, Bonfol. — Chans. de Mme Marianne Membrez, Conrioux.

B. La Bergère des prés (Même môlodie)

Entre | onze heures et la minuit, Je fis sortir ma mie du lit.

Entre | onze heures et la minuit, Je fis sortir ma mie du lit.

— Ah! levez-vous, jolie hergère.

Ah! levez-vous, ma mie, mon cœur. Mettez les phis beaux de vos habits, Nous irons voir nos amis.

Quand ils furent au milieu du bois, Le cheval a pris son arrêt.

Quand ils furent au milieu du bois Le cheval a prie son arrêt.

— Arrêtez-vous, jolie bergère, Arrêtez-vous, ma mie, mon cnnir; Car c'est ici qu'il faut mourir, Au lieu d'aller voir nos amis.

— Si j'ai fait tort, lui dit-elle, Plante-moi ton épée dans le cœur; Si j'ai fait tort, lui dit-elle, Plante-moi ton épée dans le cœur.

Il tira son bel épée claire.

Dans ce beau cœur il l'a planté; Il tira son bel épée claire, Dans ce beau cœur il l'a planté.

Les frères allèr'nt <à la rencontre; Trois jours, trois nuits l'ont recherchée. Personne n'a pu les renseigner Si ce n'est la bergère des prés.

— Suivez le long de ces prairies, Suivez le long de ces grands bois.

Vous la verrez son cœur ouvert.

Son sang qui coule comme un laurier.

Le plus jeune de ces trois frères Embrassa sa jeune sœur; De ses larmes il l'arrosa, De ses cheveux il Pessuyait.

Chaiis. de Mlle Mathilde Ménétré. Bonfol.

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