La Fille enfermée dans la tour
Cette chanson que je n'ai retrouvée que dans le Jura bernois, a été publiée par Doncieux (No. VI p. 71)') sous le titre de: La Fille du Roi Lot/s. Aucune de nos versions ne donne le 1" couplet:
Le roi Loys est sur son pont,
Tenant sa fille en son giron;
El se voudroit bien marier
Au beau Dêon, franc chevalier.
Les personnages de notre chanson (sauf D qui parle de la Fille au Koi), sont d'origine plus modeste. A, B et C parlent d' «un seignem- de Besançon;» E porte «la fille du prince».
Nous avons déjà vu un dévouement analogue au No. 10 : Celle qui fait la morte pour son honneur garder: ici l'amant fait arrêter le convoi et ouvre le cercueil de la belle, qui reprend ses sens. La constance des amants enfin réunis arrache ce cri aux «quinze prêtres, autant d'abbés >: «La belle chose que d'aimer.»
A présent, il les faut marier.»
Les strophes sont des quatrains de vers octosyllabiques, masculins, rimant deux à deux.
Les mélodies données par les auteurs français sont en mineur; je n'en ai retrouvé aucune. D a adapté, en l'altérant, la mélodie allemande bien connue: Steli' icii in finst'rer Mitternacht.
Jura
A. C'est un seignem- de Besançon
4^^ ^^nr^^F^f^^^^