C'est un sei - gneur de Be - san - i.on Qui a mis
sa tille en pri - son. Elle y a bien é-
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té sept ans Sans a - voir de sou - la - ge - ment.
•) Cf. Ampère, Instr., p. 38. — Puymaigre, P. Meus, 1 p. 87. — Tiersot, ^Ip- frÇ; p. 108. — Ritz, Hfe. Sai\, p. 16. — M. Buchon. Fche-Comté, p. 79.
Au bout de la septième année Son père alla la visiter.
— Bonjour, ma till' comment vas-tu V
— Hélas! mon pèr', ça va très-mal.
Mes pieds y sont pourris dans terre, Mes os y sont rongés des vers.
Donnez-moi donc quelques deniers Pour soulager ma maladie.
— Tu en auras, tu en auras Si d'autre aimant tu changeras.
— Quand même je vivrais mille ans Jamais d'ma vi' je ne chang'rai.
— Tu pourriras, tu pourriras, Car jamais tu n'en sortiras.
Son chei' iilmant lui a écrit Qu'elle se devait laisser mourir, Qu'elle se devait faire enterrer Par quinze prètr's, autant d'abbés.
(juan<e ce fut pour l'enterrer.
Son cher aimant s'y est trouvé. H é yùvê son èpé d'èrdjan shiai <■ pœ èvô Pé dèti/ovrê').
La bell' a j'té un grand soupir, Et son aimant un si grand cri, Que les quinz' prètr's et quinze abbés En furent tout étonnés.
— La belle chos' qu' c'est que d'aimer! A présent il les faut marier.
Chantée par Mlle Louise Pétignat née eji 1862, Miécourt. — Chaus. de Mme Bertha Pheulpin, Miécourt.
B. Version patoise
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