C. L'amante ressuscitée
C'est un seigneur de Besançon, L'a mis sa fille à la prison.
Elle y est bien restée sept ans Sans avoir du soulagement.
Au bout de la septième année Son père la va visiter.
— Eh! bien, ma fille, comment vaV
— HtMas, mon père, il va très mal.
J'ai mes pieds pourris dans la terre, Et mes côtés mangés des vers.
N'auriez-vous pas quelques deniers Pour soulager ma maladie?
— Oui bien, ma tille, j'en aurai
Si d'autre amant vous voulez changer.
— Quaud même je vivrais mille ans Jamais je ne changerais d'amant.
— Eh! bien, ma tille, vous pourrirez, Car jamais vous n'en sortirez.
Son cher amant lui a-t-écrit Qu'elle devait se laisser mourir;
Qu'elle devait se laisser mourir; Par quinze prêtres, autant d'abbés.
Quand c'est venu pour l'enterrer.
Son cher amant s'y est trouvé.
— Arrête, prêtre, arrête, abbé !
C'est ma mie que vous voulez enterrer
— Maintenant nous voulions l'enterrer.
A cette heure il faut la marier.
A. Biétrix. Meilles Chansons du X]'lIIe siècle, p. 70 et 71.
D. La Fille du Roi
AUegrnlto
H=^^=^NHE5f^t^=^^;^^S.^