‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 71 sur 128 · fit eni - pê - cher. La fit en - fer - mer dans la · texte numérisé non relu

fit eni - pê - cher. La fit en - fer - mer dans la

tdur Pour met - trc fin à ses a - niours

Au bout (le la septième année Son père alla la visiter.

— Bonjour, ma fiU', comment ça vaV

— Bonjour, pap.a. c"la va conim' ça.

J'.ai un côté rongé îles vers Et mes pieds pourjcfee dans la terre.

0 cher papa, n'avez-voue pas Quelques deniers à me donnerV

— Oh! si, ma flll', nous eu avons Si tes amours veuilletd te quitter

— J'aimerais mieu.x (cent) mill' fois <^ue d'abandonner mes amours, [mourir

Le fils du Roi passant par là, Lettre d'amour il lui jeta.

— Faites-vous mor< enseveft, Fait's-vous porter à St-Denis.

Chantée par Mlle Marie Rossé, son père, né en 1848.

La iielle n'y a pas manqué;

A St-Denis ell' fut porté';

Par quatre prètr's, autant d'abbés

Fut la fill' du Roi enterré'.

Le fils du Roi passant par là:

— Messieurs, Messieurs, arrêtez là !

Vous portez ma raie enterrer, l^crniettez-moi de l'embrasser

Aussitôt le cercueil en bas, Le drap du mort s'est décousu.

Aussitôt le cercueil en bas, La belle s'y est reconnu'.

— La belle chose que d's'aimer!

Disaient les prètr's (aussi) [et] les abbés La belle chose que d's'aimer!

A présent, il les faut marier, uée en 1893, à Alio. — Chanso

le

E. La Fille du Prince

La fille du Prince voulaut aimer Son père la voulut empêchei-.

La fit enfermer dans une tour Pour y abandonner ses amours.

Elle y fut bien sept ans passés Sans que personne l'ait visité' Au bout de la septième année Son père s'en va la visiter.

(bis)

— Bonjour, ma tille, comment cela va?

— Hélas! papa, cela va comme ça.

J'ai un côté mangé des vers

Et les pieds pourris dans les fers.

Ilélas! papa, n'avez-vous pas Quelques louis dans vos goussets?

C'est pour donner au geôlier Pour m'y faire desserrer les pied».

— Oh! oui, ma fille, nous en avons La belle n'a pas manqué cela; Plus de quatre, cinq cents millions. A St-Denis s'est fait porter. Nous en avons à t'y donner Cinquante prêtres, autant d'abbés Si tes amours tu veux quitter. Ont porté la belle enterrer.

— J'aime mieux mourir dedans la tour Son cher aimant passant par là Que d'abandonner mes amours. Leur dit: — Messieurs, halte là!

— Dedans la tour tu périras Vous portez ma mie en terre;

[var. mouriras] Permettez-moi de l'embrasser.

Ou tes amours tu finiras !

Son cher aimant jiassant par là Qu'on m'apporte mes ciseaux fins

[var. Le fils d'un prince] [vnr. Allez chercher]

Une lettre lui émva. Pour découdre ses draps de lin.

— Faites la morte enseveli Sitôt le drap fut décousu. Que l'on vous porte à St-Denjs. Sitôt la belle s'y reconnut.

[var. au Saint béni]

— Ah! la belle chose que d'aimer!

Dirent tous ces prêtres, tous ces abbés. Nous portions la belle enterrer, A présent il faut la marier.

Chans. de 1871, à Mlle Marie Erard, Fontenais; Mlle Chavanne, née en 1836, Cœuve, et de 1901, à M. Joseph Ribeaud, Cœuve.

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