I. Valais A. La Malédiction de la Fille abandonnée
ModiTdlo
]. Sur le pont d'A - vi - gnon .j'ai ren - cou - tré la
bel - le. — Oh! donc bon - iour, la bel - le.
vous jilait - il de m'ai - merV Dans mou pa - ys dé
Flan
drf
em - me
— Amant, mon cher amant, que ferons-nous en Flandre?
— Nous y tiendrons boutique, de la poudre et du plomb; Nous vendrons ce genr' d' guerre à tous ceux qui en voudront.
— Amant, mon pauvre amant, comment veux-tu que je t'aime V J'ai partout entendu dire par devant tes parents
Qu' dans ton pays en Flandre tu avais femme et enfants.
— Ceux qui t'ont dit cela sont d' tes amants, la belle. Malgré ces envieux qui parlent mal de moi,
Nous coucherons ensemble, parlera qui voudra.
Le lendemain matin, l'amant )/ se réveille
— En te r'merciant, la belle, de la nuit qu' j'ai passée, Dans mon pays en Flandre j'ai femme | et enfants.
— Oh! va, amant trompeur, grand engueuseur de tilles. Tu as mon cœur en gage ; à présent tu t'en vas.
En passant la rivière, la barque enfoncera.
L'amant n'a pas manqué: en passant la rivière,
La barque est enfoncée, elle a coulé au fond.
La belle reste enceinte, et l'amant s'est noyé.
Chantée par Mlles Aline et Alice Bruchez, Fregnoley, Val de Bagnes [de leur père François Bruchez, né en 1862.]. — Chans. de Mlle Marie Gabbud, Lourtier.