II. Jura
B. L'Amant flamand
Moderato
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1. Ai - je bien fait l'a - mour dans l'es - pac' de deux ans,
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En me di - sant: La bell', vot' pa-
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pa est con - tent;
sant: La
ï=-M' I ;' j^,rT-n"^=^^
beir, vous plait - il de m"ai - raerl
vez me con - naitr', vous m'a - vez vu as - sez.
— 0 mon amant flamand, comment veux-tu que j' t'aime?
Ai-je I entendu dir' par un de tes parents
Dans ton pays de Franc' [Flandre] tu as femme et enfants, (bis)
— Qui sont ces ennuyeux [envieux] qui sur moi prenn'nt envie? C'est bien sûr votre pèr', la bell', qu'a dit cela. Malgré ces ennuyeux, nous coucherons les deux.
— 0 mon amant flamand, si de toi je viens grosse ?
— Si de moi tu viens gross', bell', je t'emmènerai Dans mon pays de France où je t'épouserai.
— 0 mon amant flamand, que ferions-nous en France?
— Noua y tiendrons boutique, marcliandise vendrons De tout' ces marchandis' que les marchands vendront.
— 0 mon amant flamand, quelles sont ces marchandises?
— 11 y a de belles robes et de jolis joujoux, Des ceintur's en velours qui sont brodé's d'amour.
Mais quand l'amant flamand eut joui de la belle, Il lui fit ses adieux: — Adieu, bell', je m'en vais Dans mon pays de France où j'ai femme et enfants!
— Tu tiens mon cœur de gage; à présent tu t'en vas! Eu passant la rivière, aimant, tu périras.
Il mit pied sur la barqu', la barque y renversa; Voilà l'amant noyé, la belle y est restée. Chantée par Mme Mathilde Macquat-Ménétré, née en 1883, Bonfol. — Chans. de Mlle Mathilde Ménétré, Bonfol.