I. Neuchâtel [Vaud
A. La Mort de TAmante Allegretto
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Ma mère, ap - por - tez - moi mon ha - bit de soie
mon cha - peau, qu'il soit d'ar-
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gent bro - dé; Je veux ma mie al - 1er trou
Tout en chemin qu'il fit, il rencontra un homme: — Où t'en vas-tu, pauvre amoureux transi? Ta belle [elle] s'en va mourir.
— Pour moi je ne crois pas que ma mie soit morte Il n'y a pas plus que de trois jours passés Baiser d'amour lui ai donné.
— Ma mère, ])ermettez qu'on apporte nue chaise,
Et qu'on la place au chevet de mon lit; C'est pour asseoir mon cher ami.
— Ma mère, permettez qu'on apporte un' chandelle,
pjt qu'on la place au chevet de mon lit; C'est pour mieux voir mou cher ami,
Quand c' vint à la minuit, la belle rendit l'àme; Puis ell' sortit sa main blanche du lit. Pour dire adieu à son ami.
— Adieu, ami, adieu! dis adieu à ta mie!
Dis-lui adieu pour la dernière fois, Car jamais tu ne la revois.
— Ma mère, apportez-moi mon habit de soie noire.
Et mon chapeau, qu'il soit de noir borde; Le deuil d'amour je veux porter.
— Non fait, mon fils, non fait, t'en trouv'ras bien une autre
Il y a la fille à notre président Avec son or et son argent.
— Pour moi, j'aimerais mieux ma mie toute nue
Que la fille ] à votre président Avec son or et son argent!
Chantée par Mmes de Merveilleux, Neuchâtel.