‹ Les chansons populaires recueillies dans la Suisse romandeChapitre 80 sur 128 · Ma - man, pré - ]ia - re - moi mes ha - bits de soie · texte numérisé non relu

Ma - man, pré - ]ia - re - moi mes ha - bits de soie

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ro - se. Ma- ro - se, Et mon é - pé' qui est d'ar-gent do-

ré; Vers ma maî-tress' je veux al - 1er. Et 1er.

Keiicontre en mou chemin un messager de route, (his)

— Où t'en vas-tu, bel amnnr si joli? i

— Vers ma maitress qui va mourir. I

En passant d'vant sa port', trois petits coups je trappe:

— Ouvrez, ouvrez, la bell', si vous m'aimez; Mon cœur désire à vous jiarler.

— Comment veux-tu qu' Je t' ouvr', moi qui suis bien malade? Tu allumeras un cierge avant minuit, Avant minuit je vais mourir.

Voilà minuit qui frappe et son âme qui passe !

Eli' sort un' main, un' main hors de son lit, Pour dire adieu à son ami.

— Maman, prépare-moi mon habit de soie noire

Et mon chapeau qui est de crêpe chargé; Le deuil d'amour je vais porter.

— Ne te chagrine pas pour l'amour d'une tille.

Nous irons voir les lîU's du président, Qui ont de l'or et de l'argent.

— J'aime mieux mou ami' rien qu' avec sa chemise

Que toutes les tilles du président Qui ont de l'or et de l'argent.

Chantée par Mlle Elisa Membrez, 1893, Courroux, et Mme Mathilde Macquat-Ménétré, 1883, Bonlol. — Ohans. de Mme Marianne Membrez, Courroux.

(bis)

C. Ah! je me suis levé (Même air (jue B) Ah! je me suis levé plus matin que la lune, (his)

Pour allef voir l'ami' que j'aime tant Depuis l'âge de quatorze ans.

2, En mon chemin faisant (un) messager je rencontre. — Où t'en vas-tu, bel enfant si content? Voilà ta mie qui va mourir.

Je montai à cheval, Je trappe mon chcvale Je fis trois fois le tourc de son lit, Croyant la voir se réjouir.

Voilà minuit qui sonue et la bell' qui trépasse. Elle a tendu un' main hors de son lit, Pour dire adieu à son ami.

— Ami, mon cher ami, ah! vous ne dites guère!

— Ah! j'ai le eueur trop dur et trop serré Pour dire adieu A mon aimé'.

— Ne te chagrine pas pour l'amour d'une tille:

Nous irons voir les fiU's du président Qui ont de l'or et de l'argent.

— Ah! j'aim'rais mieux ma mi' rien qu'avec sa chemise

Que tout's les filPs, les fiU's du i)résideut Qui ont de l'or et de l'argent.

Chans. de Mlle Mathilde Ménétré, Bonfol.

(bis)

D. Ce matin je me suis levé

(Même mélodie que B)

Ce matin je m' suis l'vé plus matin que les autres, (bù)

Pour aller voir ma mie que j'aime tant \

Depuis l'âge de quatorze ans. f

— Maman, préparez-moi mes habits de soi' rose,

Et mon épée qui est d'argent doré; Vers ma maitress' je veux aller.

En mon chemin rencontre im messager de route.

— Où t'en vas-tu, bel amour tranquille?

— Vers ma maîtresse qui va mourir.

En passant d'vant sa porte, trois petits coups je frap|ie:

— Ouvrez, ouvrez, la bell', si vous m'aimez. Mon cœur désire à vous parler.

— Comment veux-tu que j' t'ouvre, moi qui suis (dans mon lit) [bien]

Tu allumeras un cierg' par vers minuit. [malade?

Par vers minuit je vais mourir.

Voilà minuit qui sonne, la belle qui trépasse.

Eir tend un' main, un' main hors de son lit Pour dire adieu à son ami.

— Maman, prépare-moi mes habits de soi' noire

Et mon cliapeau de crêp' qui est chargé; Le deuil d'amour je veux porter.

— Np t'y chagrine pas pour l'amour d'une fille;

Nous irons voir les fiU's du président Qui ont de l'or et de l'argent.

— .l'aimerais mieux ma mi' rien qu'avec sa chemise

Que toutes les iiirs, les fiU's du président Qui ont de l'or et de l'argent.

Chans. de Mlle Juliette Pétignat, Courgenay.

E. De bon mètin i m'sœ yôvê ') (Patois de Miécourt)

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