SCENE IV
LE MARQUIS, FASTAFllOLLU.
LE MARQUIS. Tu dis donc Pastafrolle
qu'elle est ici?
MAGASIN THÉATUAI
PASTAFROLLE. Oui, moiiseigncur, elle est dans le faubourg de la ville , et dans quelques instants elle doit venir sur cette place.
LE MARQUIS. Bravo, je vais donc enfin me reposer de mon existence vagabonde !
PASTAFROLLE. Ah ! volre position est fatigante; car depuis un mois vous êtes à la poursuite de tontes les orphelines que je parviens à dépisier.
LE MARQUIS. C'esi qu'il m'en faut une à tout prix... et je l'aurai... quand je devrais la faire moi-même il y va de mon bonheur!
PASTAFROLLE. Aussi, que de peines vous vous donnez pour découvrir l'objet de vos recherches !
LE MARQUIS. Je compromets indignement mon illustre blason. . . je fais le pied de grue. . .
j'escalade des balcons je me cache dans
des armoires et quelles armoires! et
quand je crois avoir mis la main sur un sujet convenable, il se trouve que mon orpheline a au moins un père... c'est décourageant!
PASTAFROLLE. Heureusement que la petite en question vous convient parfaitement.. . tournure avantageuse... physique agréable... et fan)ille totalement inconnue.
LE MARQUIS. Tu en es bien sûr? Au surplus, je l'interrogerai moi-même... M^iis tout est-il prêt pour la recevoir?
PASTAFROLLE. Oui, monseigneur les
bijoutiers, les modistes et les hngères sont encore dans l'hôtel.
LE MARQUIS. Fort bien : je vais m'offrir aux regaj ds de ces prolétaires. . . Toi, cours au devant de la petite... suis ses pas... et viens me prévenir lorsqu'elle sera ici.
PASTAFROLLE. Je vais déployer toute mon intelligence.
LE MARQUIS. Ça ne sera pas long !
Le Marquis entre dans l'hôtel. Pastafrolle s'éloigne par le fond. Bénédit sort du magasin.