‹ Les chants de l'armée françaiseChapitre 8 sur 22 · PREMIERE SERIE · texte numérisé non relu

PREMIERE SERIE

Paroles de FRANCIS M^ll^^-^K.

Musique de GE0B6BS KASTIIEB.

L'armé« française doit' avoir sa place en tête de la série des chants consacrés a ses divers corps. Les souvenirs de notre histoire militaire, surtout depuis les grandes guerres de la Révolution et de 1 Empire, ont crée' entre toutes les armes une sorte de fraternité dont l'avenir ne fera sans doute cjue resserrer les liens. Nous n'avons point ici a retracer dans ses détails le glorieux développement des forces militaires de la France depuis les premiers temps de la monarchie Jusqu^a nos Jours. Le cadre des notices historiques que nous ajouterons, comme un complément naturel, aux chants re^inis dans ce recueil, est nécessaireinent plus modeste. Quelques faits, quelques dates doivent suffire pour marquer la place de chaque arme dans les annales de notre armée, en même temps que pour indiquer le rôle de celle-ci dans notre histoire.

Jusqu'à François lî*" 1 armée française n'offre qu'un ensemble assez con. fus de corps recrutés à 1 étranger et de compagnies franches. C est au vainqueur de Marignan que la France doit le premier essai dune org|ai. nisation militaire. François VS crée sept légions de six mille hommes chacune; chaque légion est divisée en six cohortes de deux cents arque, busiers et de huit cents piquiers. L'esprit d indépendance dé la noblesse ne tarda pas malheureusement a reprendre le dessus, et on vit, sous les suc. cesseurs de François 15' les troupes étrangères, les bandes indépendantes gir. der dans notre pays Jusqu a 1 avènement de Louis XIII une prépondonan. ce regrettable. Avec Louis Xni,une ère nouvelle commence, et notre suprématie militaire s'établit. La France a cinq armées formant ensemble cent mille hommes, dont dix huit mille cavaliers. Sous Louis XIV» elle voit !^a. grandir enrore ses ressources, et quatre cent cinquante mille hommes sont

MuuTement de Marche. fM.M. # = 1312.)

i*f'TÉNOBS.

2V TBNOBS

tenus sous les drapeaux. C est le temps de ces ^orieuses campagnes qui du Khin aux Pjrrenees font triompher la politique du grand roi» et dont le souvenir impérissable se lie au nom des Turenne,dea Conde',des Villars. Louis XY maintient une armée de deux cent mille hommes,illustrée au de. but de son règne par les victoires de Lawfeld,de Fonteno]r,de Rocoux. Louis XVI a sur pied cent vingt-sept mille hommes.Vient enfin la Révolution fran. çaise,et la puissance militaire de la France atteint,grace à la féconde impul. sion du génie de Camotydes proportions vraiment merveilleuses. On sait que la République eut un moment, sous les drapeaux sept cent trente-deux mille Il hommes répartis en quatorze armées. Sous l'Empire, des forces non moins re. doutables parcoururent l'Europe, et on sait de quelles luttes colossales les plaines d^Austerlitt, d'EvIau, de Wagram,de la Moskowa furent le théâtre. En 1815 encore,la dernière armée que réunit Napoléon comptait près de cent sept mille hommes. La Restauration et la Monarchie de Juillet conser. vèrent sur un pied respectable notre effectif,qui tend a prendre en ce moment des développemens nouveaux.En 1853 il était de 400,515 hoimneset86,44^J(4ievaia Telle est en quelques mots cette histoire de la France militaire qui nous con. duit Jusqu'en 1854,3 la veille dune nouvelle ère de combats, dont de grandes Journées ont déjà été le prélude. Cette histoire se divise,on le voit, en trois périodes. Des tentatives plus ou moins heureuses d'organisation remplissent

la première de François I*'à Louis XIXI; — la seconde qui s'etendjusqua

la révolution est dominée par la puissante impulsion de Richelieu et de Louis

XIV; la troisième marqueté sous 1 Empire par le de^veloppement mer^ieillem

de toutes les forces du pays, se continue sous nos yeux mêmes, et promet encore plus d une glorieuse pag« aux annales de la France.

l*"!" BASSES.

ter re des fVanes et des

ter. re des FVaQCS et des

preux: Par nous guer.

preux: Far nous ^er.

riei'eou pa - ci-

pa-

nereou pa - ci«

■ fi . • •- 4'^*"* Se piiur.

-fi - - que, Se pi)ur-

suit l'iPiiTre des

suit l'œuvre des a

J .^■^J-iJ

ïeui. Nous eten

ter- re des Francs et des preux: Par nous guer riere nu pa - ci . -fi- » que, Se pour- suit l'œuvre des a - ïeux. Nous eteo.

- di>ns* le vieux do-

u» Cou .

r 'p rr

quis par le sang et le

rpr VI

fer, (;hai'UD,!iiil.

rat.

dat

ou ca

tai. .ne,

dons le vieux do

uiat - - ne Cou.

quis par le saug et le

fer, Cha<'un,s<il.

dal

«a - pi

.tai. -ne.

Conquis parle sang,ron .

quis par le sang et te

fer, ChacHu.soL

dat ou

pi-

tai. -ne.

.dons le vieux do» -mai- -ne Côn - quis par le sang et le fer, Chacun,sol-dat t>u ca - pi- -tai.

Brave la mort joyeux et

Nous eten - dons le yieux do

mai- -ne CÔn .quis parle sang et le fer,

Chaoun,sol-

Lf' monde entier sait notre histoire. Noble leçon pour l sTenir.

Partout IVcbo dit notre gloire, Partout vit notre souTenir.

Déserts glacées, sables sans bornes Nous ont lirre leurs profondeurs.

Ils nous ont tus, aryens ou mornes f Les sillonner, toigours Tainauours.

Sous le drapeau, sous l'oriflamme.

Par un Dieu fort toujours beuis, Il n^est pour nous qu'une seule ame; Il n est pour nous qu'un seul pays.

Attaque ou défense, etc:

Guerriers, beros de tous les âges, Guidez-nous dans l'apre obemin.

Et précédez, saintes images.

Nos bataillons au front d^airain.

ReTeillez-^oiis, chefs inTÏncibles, Au bruit du fer et de l acier.

Reprenez vos ainnes terribles.

Sur vos pas nous saurons marcher.

Sous le haiitbert ou l'uniforme.

Fiers chevaliers, humbles soldats, P(»ur nous le nom seul se transforme; L'armure change, et non le bras .

Attaque ou défense, etc;

Honneur a toi noble famille, Armée aux rangs toujours unis!

Que sur toi le ciel gronde ou brille, Sois foiliî, et vole aux ennemis.

Etends au loin ta niaiu puissante.

Ta main qui fc»nde et qui détruit; Dieu te soutient dans la tourmente, Et vers le but il te c«)nduit.

La France t'aime et le venere Dans ses camps ou sur ses vaisseaux.

Car jamais la paix ou la guerre N a jeté d'ombre à tes drapeaux.

Attaque ou défense, etc:

Paroles de FB\TiCl8 mxH'^'^K.

Le nom de la Garde est associe aux plus grands souvenirs de 1 époque impériale. Organisée en 1799 sous le nom de Garde Con9ulnire^ celte milice d'élite, de 9,775 hommes, s appela en iSO* Garde impérxaleei arri>B au chifTre de 12,175 hommes. Le vainqueur d Italie et d F.rypte avait Fait entrer dans la composition de ce corps la plupart de^ vaillans compactons d armes dont il arait pu éprouver la bravoure au delà des Alpes et sur les bords du Nil. A partir de 1804,la ^rde remplit dans notre armée un rôle spécial, bien fait pour enorgueillir les hommes admis dans ses rangs et choisis d ordinaire parmi dix candidats .C est a pile que revint 1 honneur de frapper dans les combats les coups decisifsyde vaincre les résistances suprêmes ; c est ce rôle qu on la vil remplir en 1805,en iPO/Jen 1809, sur la phipart des champs de bataille oi) flotta notre drapeau victorieux. LefTertîfde la garde fut augmente a mesure qirê le réclamaient les exigences de sa noble tache. E était porté a 32,330 en 1810 et à 55,946 en 1812.

Presque tous les soldats qui faisaient partie de ce corps d élite étaient menbres de la légion d honneur; presque tous comptaient dix ans de ser>-ii^ .11 s devaient se distinguer non moins par leur moralité que par leur bravoure. L'entrée dans la Garde Impériale était une des ré<v)m|>enses inililaires Ips plus envi^'es.

Allegro moderato.(>i.ilJ=120)

Page 1