NAISSEZ, O MELODIES
Naissez , ô méL3dies , Et panez sans recour, Aux brises attiédies ■ Versez tout voire amour.
Chantez, jeunes rêveuses, Vos plus doux chanis d'espoir, Puis allez bienheureuses Vous perdre au vent du soir.
Le sauraî-je où vous porte Ce souffle frémissant } Ou si devant ma porte Vous écoute un passant }
S'il en esc un qui rêve A vos lointains accents , Oh! bercez-le sans trêve , Oh! bercez-le longtemps.
Et soyez ses amies, Ses sœurs si vous pouvez , Sur cent lèvres fleuries Plus belles revivez!
A rame vierge encore Rendez son cri vainqueur , Chantez ! faites éclore L'amour au fond d'un cœur.
Vous êtes ma jeunesse, Allez , partez en paix ; Votre essaim qui se presse Ne reviendra jamais.
EN PLAINE. 2j
Vous voilà loin, — l'air vibre Et je reste à songer.
Pourtant l'âme est plus libre, Le cœur est plus léger.
Il a lutté dans Tombre, Vécu de liberté, Par le temps clair ou sombre Parfois il a chanté.
Il livre sa semence A l'ouragan du ciel, Son salut d'espérance A tout cœur fraternel.