RÊVE
(A FLORENCE
Quand sous rimmense nuit, tes yeux s'ouvrent sans voiles Vers les mille soleils dont fourmille Tazur, Oh! que ne suis-je alors le ciel profond et pur, Que ne suis-je le ciel avec ses mille étoiles !
J'entendrais s'échapper ton plus léger soupir, Je le recueillerais dans mon âme infinie, Et je m'ébranlerais de céleste harmonie Comme une harpe immense au souffle d'un zéphir.
SUR LA MONTAGNE. au
Je verrais, dans tes yeux, sourire ta tristesse Et resplendir Téclair suave du désir, Et tu verrais Tazur, frissonnant de plaisir, Pâlir ou flamboyer, au gré de ton ivresse.
Tu ne saurais d'où vient tant de félicité.
En vain, tu te perdrais dans les astres sans nombre. En vain, je monderais ton âme ardente et sombre. Ton cœur dirait : Amour ! le mien : Eternité !
Ainsi tu flotterais dans l'océan de flamme
Et, tandis que ton cœur monterait vers ton dieu,
Tu sentirais darder mille regards de feu
Plus que mille baisers dans le fond de ton âme !