‹ Les chants de la montagneChapitre 9 sur 60 · LE MATIN DE LA JEUNE FÏLLE · texte numérisé non relu

LE MATIN DE LA JEUNE FÏLLE

Qui donc dans les forêts m'attire Aux rayons pâles du matin? D'où vient qu'aujourd'hui je soupire Après le radieux lointain ?

Quelqu'un me séduit et m'appelle Du fond des bois, du sein des prés ; Quelqu'un dans l'ombre solennelle A réveillé des chœurs sacrés.

O Dieu , que ta demeure est belle !

j4 LES CHANTS DE LA MONTAGNE.

Plus haut, plus haut sur la colline Montons à travers le gazon.

Tout pleure... la forêt s'incline, Quel feu! quel ciel! quel horizon !

Et déjà dans la sombre plaine Passe un frémissement léger, Et la lumière fière et reine Au cœur des vallons vient plonger.

O Dieu, que mon âme est sereine!

Parfum léger, forêt qui brille Et toi fleur au regard si pur, Cherchez avec la jeune fille Celui qui règne dans l'azur !

Ici coule une paix suprême, Le ciel s'entr'ouvre plus joyeux, La fleur adore et mon cœur même Devient calme et silencieux.

O Dieu, bénis celui que jVime!

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