LA VISION DE UAMANT
Si mon cœur bat pour toi, s'il palpite sans cesse,
Si tu le fais frémir, si je t'aime, ô maîtresse.
C'est que j'ai découvert sous ton corps emporté
Le secret de la grâce et de la volupté !
Je suis sûr des vertus que compte ton génie,
J'en ai dépeint le nombre et la noble harmonie,
Et tes éclats divins, moi seul je les connais !
Mais qu'importe, ô maîtresse, ils sont beaux tes attrait
Ils sont d'une valeur miraculeuse et rare
Les charmes dont ton âme obscurément se parc !
Et quoique dépouillée et triste en ton aspect,
J'ai surpris sur ton sein tous les signes sacrés !