‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 123 sur 140 · LA VISION DE UAMANT · texte numérisé non relu

LA VISION DE UAMANT

Si mon cœur bat pour toi, s'il palpite sans cesse,

Si tu le fais frémir, si je t'aime, ô maîtresse.

C'est que j'ai découvert sous ton corps emporté

Le secret de la grâce et de la volupté !

Je suis sûr des vertus que compte ton génie,

J'en ai dépeint le nombre et la noble harmonie,

Et tes éclats divins, moi seul je les connais !

Mais qu'importe, ô maîtresse, ils sont beaux tes attrait

Ils sont d'une valeur miraculeuse et rare

Les charmes dont ton âme obscurément se parc !

Et quoique dépouillée et triste en ton aspect,

J'ai surpris sur ton sein tous les signes sacrés !

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