‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 16 sur 140 · POUR CÉLÉBRER LA FEMME · texte numérisé non relu

POUR CÉLÉBRER LA FEMME

J'avais cherché partout, dans les formes du monde.

Ton image, ô Beauté, A la fm j'ai connu que ton contour sculpté Transparaît sous les traits de cette déité : ,

Une femme profonde !

Ayant sondé la nuit, j'avais pris l'habitude

De l'énorme inconnu.

Mais je reste ébloui d'avoir vu ton flanc nu, O Femme, énigme, ô grâce! Et je tremble, éperdu,

Devant ton attitude !

Puis comme j'avais su que l'air plein de rosée

Sort de l'aube qui bat.

J'ai compris que l'amour t'a pour cause ici-bas, 0 Femme, qui l'enfante et ne le comprends pas

Dans ton àme insensée !

d4 LES CHAXTS DE LA VIE ARDENTE

C'est pourquoi j'en atteste enfin toutes les ombres

De la terre et des nuits, Je t'apprendrai l'amour dont j'ai l'esprit ravi, Je le connais étant tout entier asservi

A ses caprices sombres !

Car lamour est en moi qui me hante et me brûle

O Femme, et tu le sais !

Nul ne peut me l'ôter pas plus quon ne prendrait Son odeur à la rose, et son ombre aux forets

Quand vient le ci-épuscule !

LXSCRIPTIOX SUR L'HELRE DE L'AMOUR

C'est riieureoù, dans l'azur, la lune est bleue et douce,

Où lair luit vaguement.

Où les feux épaissis des étoiles d'argent Répandent leur éclat du haut du firmament,

Sur la molle pelouse.

Tout est tendre et charmant, tout palpite et la terre

A des frissons légers.

Des parfums du printemps les cieux semblent chargés, Et dans lombro on entend des baisers s'échano^er

Par un divin mystère...

Heureux qui dépouillant le vêtement qui presse

O Femme, ton corps frais Te verra nue et blanche et sans aucun secret î Kt si belle qu'en toi le rêve transparaît

Comme une aube, ô déesse !

INSCRIPTION

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