LA GLOIRE
Moi, dont Ibymne et la lyre ont délivré les ombres Que le Styx en courroux bat de ses flots épais. J'en atteste en ce jour toutes les muses sombres : L'amour m'a sous son joug asservi pour jamais !
L'astre orageux qui donne aux mers d'étranges nombrf"^ Et Phœbus dont les feux font blanchir les sommets. Tous le savent, je t'aime et les cieux sont pleins d'ombres Les humains connaîtront la femme que j'aimais !
Le Styx aura reçu les plus belles déesses
Quand tu vivras encor grâce à mon chant vainqueur,
0 toi dont j'ai décrit les traits et les caresses î
Le tpmps aura flétri les plus hautes statues, Et les voix des héros, enfin, se seront tues, Mais, toujours ta beauté brillera dans sa fleur !