‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 89 sur 140 · IMPRECATION · texte numérisé non relu

IMPRECATION

Que de l'azur la foudre tombe en bondissant ! Que lépi soit flétri sur sa tige dorée ! Que croule le tonnerre en un trait qui descend Pour mûrir la moisson de son feu dévorée !

Horreur ! j'aurai donc vu les héros que je crée Répandre en vain des cris et verser tout leur sang ! Ah ! moi-même je veux te broyer, race née De l'éclair qui palpite attaché à mon ilanc !

Fracassant l'univers comme un globe sans vie, Je vous ferai voler en éclats, terre et ciel, Lune, tu gémiras sous ta glace polie !

Et je verrai tarir le flot substantiel,

Se dessécher la plaine et dépérir ma race,

Cette race dont nul ne verra plus la trace !

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