‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 94 sur 140 · LA CERTITUDE · texte numérisé non relu

LA CERTITUDE

0 ma déesse^ un noir laurier ta couronnée, Et tu vivras longtemps, si tu maimes encore ! Jai lait naître au soleil ta statue étonnée, Et Phœbus a béni le héros qui t'adore î

Ta beauté dans mes chants à jamais est lixée-. Comme un sculpteur pétrit de son marteau sonore Le marbre oii bat le cœur dune nymphe cachée J'ai bâti dans ton corps la Vénus que j'honore.

Je lai construite calme et le front sous les nues. Les Muses du printemps de leurs mains ingénues Ont bâti dans le jour ton temple et ton autel.

Le temps peut le frapper des fracas de sa foudre. Mais le bloc où jai mis ta forme auguste est tel Que l'ouragan ni l'air ne le sauraient dissoudre !

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