‹ Les chants de la vie ardenteChapitre 95 sur 140 · LE FONDATEUR · texte numérisé non relu

LE FONDATEUR

La ville avec ses ponts, ses fabriques, ses places,

Tombera quelque jour au ras du gazon blanc.

Il ne demeurera de toutes ces terrasses

Qu'un peu de poudre épaisse au-dessus d'un vieux cl

Et les palais de roc sonore dont la trace Ne sera plus visible auront été pourtant Magnifiques, fameux et vénérés des races. Il n'en restera rien que du sable éclatant.

Or, ce que je bâtis dans le marbre des strophes, Le temps ne pourra point de son ongle d'airain L'effriter, le polir, l'user comme une roche.

Car ma cité s'élève hors des lieux souterrains,

Son éclat la défend de la mort qui l'appelle.

Et, construite pour l'âme, elle vivra comme elle !

LEUCHARISTIE SPIRITUELLE

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