LES DERNIÈRES HEURES
Tout ce qui manquait à son mari, madame Roland Pavait pour lui, force, habileté, élévation, prévoyance. Madame Roland fut Tàm-) de la Gironde. C'est autour d'elle que se réunissaient ces hommes brillants et courageux, pour s'entretenir des besoins et des dangers de la patrie ; c'est elle qui excitait ceux qu'elle savait propres à l'action, et poussait à la tribune ceut qu'elle savait éloquents.
{Histoire de la Révoiution française, MiqKbt, 1. 1, p. 241.)
La Conciergerie, tenant au Palais-det-Justice et jcenfermant à cause de cette proximité les prisonniers, destinés au -tribunal révolutionnaire, présentait le douloureux spectacle de quelques cents malheureux n'ayant Jamais plus de trois ou' quatre Jours à vivre; on les y transférait la veille de leur Jugement, et ils n'y restaient que le court intervalle qui séparait leur Jugement de leur exécution. Là se trouvaient..... madame Roland, qui, après avoir fait évader son mari, s'éiÀitlais^ ënfenner SaiSs' SÔnger'à fuir ; les Jeunes Riouffe, Girey-Dupré, Bois-Guion, attachés à la cause des députés proscrits (les Girondins) et traduits de Bordeaux à Paris pour y être Jugés conjointement avec eux ; Bailly, qu'on avait arK*té à Molun ; l'ex-ministre des finances Clavière, etc., etc.
{Histoire de ta Révolution française par Thiers, tome V, p. 16.)
»BR80NNA0BS.
MADAME ROLAND
BAILLY, ancien maire de Paris.
LAMOURETTE, ancien évèque de Lyon^
RIOUFFE, ami des Girondins.
GIREY-DUPRÉ, homme de lettres, ami des Girondins^
BOIS-GUION, ami des Girondins.
GLAVIÈRE , ancien ministre des finances^ collègue de Roland.
HENRIETTE CANNET, amie d'enfance de madame Roland.
LA FEMME DU GEOLIER de la Conciergerie.
La scène se passe dans une des salles de la Conciergerie, dans la nuit du 9 au 10 novembre 1793.