‹ Les chants des vaincus: poésies nouvellesChapitre 8 sur 69 · III · texte numérisé non relu

III

Vous dont le tzar retient la pairie enchaînée, En entendant ce cri libre et fier de Schamil, N'avez-vous pas compris que votre destinée N'était plus en exil ?

N'avez-vous pas compris que dans la Circassie Un bataillon manquait pour vaincre ou pour mourir, Et que sous ce drapeau qui combat la Russie Vous deviez accourir?

Pour la seconde fois on vous immole à Rome ^ ;

* Le môme Pape qui vient de fôter à Rome Tempereur Nicolas, dont les

L'Europe vous trahit comme le Vatican ; A votre sainte cause il ne reste qu'un homme : Schamil le musulman ! . . .

Débris de la Pologne, héroïque phalange.

Pauvres guerriers errants, jeunes, vieux, armez-vous ! Accourez au milieu d'un peuple qui vous venge ! C'est votre place à tous.

Armez-vous ! dans Schamil un héros se révèle ; C'est un chef glorieux digne de votre orgueil : Peut-être devant lui la Pologne nouvelle Va sortir du cercueil !

persécutions contre les catholiques ont ému ceux mômes qui ne le sont pa^, avait d^à prêté des armes à la cruauté de Tautocratc lorsqu'eii 1830 il lançait contre la malheureuse Pologne Tencycliquo dans laquelle il blâmait en ces termes l'héroïque effort que cette glorieuse nation avait tenté pour briser ses fers : « Votre malheureux pays a été déchiré par la guerre civile « pour s*être révolté contre Tautorité légitime ;... il convient que, pour Ta- « vantage et Thonneur des disciples de Jésus-Christ, la perfidie et la mé- ■ chanceté de pareils disciples de mensonge soient mises dans leur jour... « Votre empereur est magnanime!... Maintenant la tranquillité et Tordre « sont rétablis, etc.... Grégoibe XM. »

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Parmi les noms qu'on apprend à maudire Dans l'avenir ton nom sera cité.

Mon champ d'honneur, c'est la postérité ; Pour te frapper, mon arme, c'est ma lyre Le cœur t'aima, mais l'esprit t'a jugé, Et par l'esprit le cœur sera vengé !

imitation 5e figron.

Ma vie est le doux nom dont ton amour m'appelle , Mais notre vie, hélas ! c'est le rêve d'un jour ! Oh ! nomme-moi plutôt mon dîne! Notre amour, Qui fut conçu par l'âme, est immortel comme elle.

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