LES AUTRES A' A TOLS SE^S
Esl un coiiccil cliai'iiiaul des choses les plus douces.
Bonté, vertu , beauté, Irais sourire, (eil de feu,
Toute votre nature esl un inuine vers Dieu.
11 seuible, en vous voyant si parfaite et si belle,
Qu'une pure inusi(|ue, égale et solennelle.
Do tous vos niouveuienls se dégage en niarclianl.
Los autres sont des bruits; vous, vous êtes un chant!
17 uclulic INoi. Aii\ rioclics.
Toi! sois bénie à jamais !
Eve qu'aucun fruit ne tente!
Qui de la vertu contente Habites les purs sommets!
Ame sans tacbe et sans rides, Baignant tes ailes candides, A l'ombre et bien loin des yeux, Dans un flot mystérieux, Moiré de reflets splendides !
Sais-tu ce qu'en te voyant L'indigent dit quand lu passes?
— Voici le front plein de grâces Qui sourit au suppliant!
190 LES CllAMS DL CRÉPUSCLLE
Notre iuroi'tuné la touche.
Elle incline à notre couche
Un visage radieux;
Et les mots mélodieux
Sortent charmants de sa bouche !
Sais-tu, les yeux vers le ciel,
Ce que dit la pauvre veuve?
— Un ange au iiel (|ui niabrcuve
Est venu mêler son miel.
Comme à Iherhe la rosée,
Sur ma misère épuisée
Ses bienfaits sont descendus.
Nos cœurs se sont entendus,
Elle heureuse, et moi brisée !
J'ai senti que rien d'impur Dans sa gaité ne se noie, El que son front a la jdie Comme le ciel a l'azur.
Son œil de même a su lire Que le deuil qui me déchii'e N'a que de saintes douleurs.
Comme elle a compris mes pleurs, Moi, j'ai compris son sourire. —
Pour parler des orphelins.
Quand, près du foyer ([ui tremble.
Dans mes genoux je rassemble