‹ Les chants du crépuscule (volume 2)Chapitre 28 sur 90 · LES · texte numérisé non relu

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Ce siècle est grand el fort; un noble instinct le mène.

l'ai'tout on voit marcher l'idée en mission ;

Et le l)iiii( (In travail, plein de parole humaine,

Se mêle au bruit divin de la création.

l'OKsn:. — ni.

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Partout, clans les cités et dans les solitudes, L'homme est fidèle au lait dont nous le nourrissions ; El dans l'informe bloc des sombres multitudes La pensée en rêvant sculpte des nations.

L'échafaud vieilli, croule, et la Grève se lave. L'émeute se rendort. De meilleurs jours sont prêts. Le peuple a sa colère et le volcan sa lave Qui dévaste d'abord et (|ui féconde après.

Des poètes puissants, têtes par Dieu touchées. Nous jettent les rayons de leurs fronts inspirés. L'art a de frais vallons où les âmes penchées Boivent la poésie à des ruisseaux sacrés.

Pierre à pierre, en songeant aux vieilles mœurs éteintes, Sous la société qui chancelle à tous vents, Le penseur reconstruit ces deux colonnes saintes. Le respect des vieillards et l'amour des enfants.

Le devoir, fils du droil, sous nos toits domestiques Habite comme un hôte auguste et sérieux. Les mendiants groupés dans l'ombre des portiques Ont moins de haine au cœur et moins de llamme aux yeux.

L'austère vérité n"a plus de portes closes. Tout verbe est déchiflVé. Notre esprit éperdu, Chaque jour, en lisant dans le livre des choses. Découvre à l'univers un sens inattendu.

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