LE CHANT DE MA-HUE
Quand son mari partit pour la guerre,
La vertueuse Ma-Hué le suivit et chanta.
« Vous obéissez aux ordres du roi.
« En fidèle sujet, sans amertume,
« Vous allez à la frontière lointaine
« Pour combattre Tennemi du rovaume.
« Je vous accompagnerai sans pleurer
« Jusqu'au village de Ha Kiêu,
? Malgré ma peine mortelle,
« La plus haute vertu dans ce monde,
« N'est-elle pas l'accomplissement du devoir?
« Mais quand je vous aurai vu disparaître,
« Au loin, derrière les arbres de l'horizon,
« Me souvenant de notre maison si calme,
« De notre amour si grand,
« Comment pourrai-je retenir mes sanglots?
fl Savons-nous si jamais nous nous réunirons
[ensemble!
ff çiçl ! que ne suis-je la lune brillante
« Pour éclairer vos pas pendant la n « Que ne suis-je pendant le jour le
[léger « Pour abriter votre tète contre le s( « Que n'ai-je des ailes d'oiseau « Pour vous secourir promptement à
[du danger! »