LE RYTHME
Voilà ce qui informe le chant, dont les notes et leurs intervalles ne sont que la matière. Cette forme, sans laquelle la mélodie n'existe pas, a préoccupé les premiers restaurateurs du chant liturgique. De grands pas ont été faits, parfois hors du chemin véritable : Magni passus, extra, viam. Les théories se sont multipliées; toutes ont quelque part de vérité, aucune ne l'a pu donner entière et complètement satisfaisante. Après Raillard et Lambillotte a surgi la rythmique oratoire des Bénédictins, si vigoureusement combattue par beaucoup d'auteurs.
Mais nous n'avons pas à exposer ni à réfuter ici les divers systèmes. Au coui-s de ces études, la lumière se fera peu à peu. Concluons seulement que la (juestion du rythme en général n'est pas encore résolue. Y arrivera-l-on? Par quels moyens et dans quelles conditions? Voilà ce qu'il faut encore exposer.