‹ Les chants modernesChapitre 48 sur 51 · ÉPITAPHE · texte numérisé non relu

ÉPITAPHE

A PORCIA

On me dit, : Apprenez, c’est là qu’est la puissance On me dit : Travaillez, et vous vivrez joyeux ! Oubliez plus la terre et pensez plus aux deux,

Et vous porterez plus la vie en patience !

Qu’importe le travail? qu’importe la science? Tout cela ne vaut pas un regard de tes yeux ! Je n’ai d’autre horizon que ton front radieux ! Je veux me souvenir et garder l’espérance !

Je ne veux travailler qu’à toujours te chérir !

Je t’aime et je voudrais t’aimer jusqu'à mourir! Et fier de cet amour que ton cœur illumine,

Je voudiais rendre l’àme en un suprême instant ; Et tu pourrais alors graver sur ta poitrine ;

« Ici gît à jamais celui qui m’aima tant ! »

Mai 18i8.

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