‹ Les chants oraux du peuple russeChapitre 108 sur 134 · L’ATTENTE DU PÈRE DÉFUNT · texte numérisé non relu

L’ATTENTE DU PÈRE DÉFUNT

On me donnera à manger et à boire,

Mais qui me bénira ? personne,

Ni mon cher père qui m’a nourri,

Ni ma chère mère qui rn’a enfanté.

Regarde, mon brillant soleil, mon petit frère,

Si de Nikolsk, le bois de chênes,

Ne vient pas le cher père qui m’a nourri.

Car il a promis, mon cher père,

Lorsqu’allait le saisir la mort si prompte,

A ses moments suprêmes,

Il a promis de venir pour l’union des mains,

Pour le dernier adieu,

Pour la bénédiction de longue vie.

Les morts peuvent sortir de leur tombe. Les uns, après une vie passée ’ dans le mal, les sorciers particulièrement, parcourent la terre comme des êtres malfaisants, des vampires. Les autres visitent, sous les pfdes lueurs de la lune, la douce maison, la chère famille qu’ils ont quittée. Un père, une mère, à leur lit de mort, promettront de revenir assister aux cérémonies du mariage de leur enfant et lui donner la bénédiction devant les Saintes Images, avant de partir pour l’église.

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