L’HETMAN AU KREMLIN
Les Cosaques déjà sont sortis de la ville;
Sur la route poudreuse ils chevauchent gaîment,
Tous nos frères, venus des bords du Don tranquille, Sauf un seul : au Kremlin il entre à ce moment.
Il ôte son bonnet de noire zibeline,
Prie en passant devant Tienne et le voici
Aux quatre vents du ciel qui se tourne et s’incline ;
Devant les conseillers, son front s’incline aussi.
a Salut à vous, salut, conseillers de la ville.
J’ai besoin d’eau-de-vie et viens en demander
Pour cinq cents roubles, moi ; mes compagnons pour
Voilà les conseillers à s’ent reregarder : [mille. »
« Cinq cents roubles d’abord ! et puis mille ! quel homme 1 Vit-on jamais pareil buveur?... Assurément C’est un Cosaque, il vient du Don, sans doute...En somme Rien d’étonnant. Oh ! non, pour sûr : c’est leur hetman ! »
Qu’on apporte aussitôt la meilleure eau-de-vie ! Encore, encore ! — Il eut tout ce qu’il désira. Allons, enfants, buvez, la table est bien servie, Buvez à votre soif et tant qu’il vous plaira !