LE CHAMP DE BATAILLE
Par delà la fameuse rivière Outva,
Au pied des hautes collines,
Dans une large vallée,
Il y a un champ labouré.
Ce n’est pas la charrue qui l’a labouré, Mais les lances aiguës des Tatars.
Ce n’est pas la herse qui l'a hersé,
Mais les pieds rapides des chevaux.
Ce n’est, pas de seigle ni de froment Qu’il est ensemencé ;
Le champ est ensemencé De têtes audacieuses de Cosaques.
Ce ne sont pas les pluies qui l’ont arrosé, Pas les fortes ondées d’automne ;
Non, ce qui l’a arrosé,
Ce sont les larmes brûlantes des Cosaques.