LA MORT DE L’HETMAN
Notre hetrnan, à l’ame si fière, Tombe, hélas ! aux mains du Tatar Qui tranche cette tète altière Et la pend à son étendard.
Les clairons chantaient sa victoire Après tant d’efforts longtemps vains.
Mais un nuage en vapeur noire S’éleva du fond des ravins.
Il couvrit la steppe en alarmes, Voilant le pays éperdu Qui versait des torrents de larmes Sur le chef aujourd’hui perdu.
« Notre hetrnan, gémissait la bise, Où donc l’avez-vous enfermé ? »
Et le grand aigle à l’aile grise :
a Où donc l’avèz-vous inhumé ? »