GRÉGOIRE
« Ne va pas, la nuit, à leurs jeux, Grégoire ; Elles sont vraiment sorcières, crois-moi !
Prends garde à la fille à prunelle noire Ou bien le malheur'tombera sur toi. »
Grégoire, ah î Grégoire !
Dimanche la fille arracha la plante,
Elle la plongea dans l’eau le lundi ;
Le mardi, servit la boisson bouillante ;
Voilà l’homme mort dès le mercredi.
Ah ! pauvre Grégoire !
Jeudi, du dernier linceul on P habille ; Vendredi, sous l’herbe ou le met pourrir; Samedi, la mère a battu sa fille ;
« Maudite, pourquoi l’as-tu fait mourir? »
Ah ! pauvre Grégoire !
— « Quelle déraison, ma mère, est la vôtre Il en trompait deux, je l’ai châtié !
Nous ne l’aurons pas, ni l’une ni l’autre ;
A la terre humide il est marié !
« Ah ! traître Grégoire !
« Oui, je t’ai payé selon ton mérite :
Des planches, un trou sans air et sans jour Leçon pour ceux dont la langue hypocrite A deux filles offre un menteur amour !
« Ah ! traître Grégoire ! »