‹ Les chants oraux du peuple russeChapitre 50 sur 134 · LA CHANCE · texte numérisé non relu

LA CHANCE

Il s’q^sit et but l’eau-de-vie Et son cœur s’abreuva d’ennui :

Hey !

C’est qu’en aucun jour de sa vie Le bonheur ne brilla pour lui.

Un mauvais sort le fit-il naître ?

Est-ce malechance ? Il y a Hey !

Quelque sortilège peut-être De l’aubergiste Nastia.

Oui, que lui versa-t-elle à boire,

Que lui servit-elle à manger,

Hey !

Pour qu’il voie en son humeur noire Souci partout, partout danger ?...

Le voilà qui se met en route Pour chercher un meilleur destin.

Hey !

Il rencontre un vieillard : « Ecoute, Guide mon esprit Incertain,

<c Bon vieillard, où donc m’en irai-je Pour trouver ma chance ? En quel lieu?

Hey!

A la setche qui nous protège

Ou dans h» steppe, au grand ciel bleu ? ))

— « Cosaque, ton sort ne t’appelle Ni dans la plaine ouverte à l’air,

Hey.!

Ni dans la setche maternelle :

Va de ce coté vers la mer. »

Longtemps il marche, vagabonde A la recherche de son sort,

Hey !

Atteint la mer ; dans l’eau profonde Il tombe, hélas ! en mal de mort. .

Avec son mouchoir qu’il agite Il fait signe qu’il va périr ;

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