LA CHANCE
Personne ne quitte son gîte,
Pas un ne vient le secourir.
Or, cruche en main, sa mère arrive, Aperçoit son fils se noyant,
Hey 1
Puis voit des pécheurs sur la rive ; Elle les appelle en priant.
« Pécheurs, amis, ma peine est grande!
Secourez mon enfant si cher !
. Hey!
De grâce je vous le demande,
Jetez vos filets dans la mer.
(( Pécheurs, amis, qu’il soit en vie Ou qu’il soit mort, vous recevrez Hey !
Tout, tout ce que j’ai d’eau-de-vie, Si des flots vous le retirez.
« Pécheurs, amis, moi, pauvre mère, Je vous promets un ducat d’or Hey I
Si vous tirez de fonde amère Mon fils ; que je le voie encor !
Le Cosaque gît sur le sable ;
De sa bouche un filet d’eau sort Hey !
Et, tourterelle inconsolable,
Sa mère, hélas ! pleure son sort.