‹ Les chants oraux du peuple russeChapitre 51 sur 134 · LA CHANCE · texte numérisé non relu

LA CHANCE

Personne ne quitte son gîte,

Pas un ne vient le secourir.

Or, cruche en main, sa mère arrive, Aperçoit son fils se noyant,

Hey 1

Puis voit des pécheurs sur la rive ; Elle les appelle en priant.

« Pécheurs, amis, ma peine est grande!

Secourez mon enfant si cher !

. Hey!

De grâce je vous le demande,

Jetez vos filets dans la mer.

(( Pécheurs, amis, qu’il soit en vie Ou qu’il soit mort, vous recevrez Hey !

Tout, tout ce que j’ai d’eau-de-vie, Si des flots vous le retirez.

« Pécheurs, amis, moi, pauvre mère, Je vous promets un ducat d’or Hey I

Si vous tirez de fonde amère Mon fils ; que je le voie encor !

Le Cosaque gît sur le sable ;

De sa bouche un filet d’eau sort Hey !

Et, tourterelle inconsolable,

Sa mère, hélas ! pleure son sort.

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