L’INFANTICIDE
Souffle, rude vent, de la eime altière !
Le vieux forgeron pleure ses soucis !
Il n’a plus — sa femme est au cimetière — Qu’une fille, brune aux épais sourcils.
Une erreur est tôt faite !... Pauvre fille,
Elle a mis au monde un fort beau garçon.
Elle l’emmaillotte en une guenille
Et le jette au fond d’un puits, sans façon.
Elle plante autour des rosiers sauvages,
Puis au vent terrible elle parle ainsi :
« Souffle des ravins, épuise tes rages,
Amasse la nue au ciel obscurci.
« Souffle sur le puits, pousse, entasse, dresse Décombres, débris, poussière en monceau,
Si bien qu’aux regards vite il disparaisse Et que nul ne vienne y puiser de l’eau.
LES CITANTS OIUUX DU PEUPLE RUSSE
« Jamais plus les gens n’en boiront, j’espère, Grâce à ton secours, âpre et rude vent I Ils réveilleraient mon petit Ivan Et raconteraient mon crime à mon père ! *>