‹ Les chants oraux du peuple russeChapitre 78 sur 134 · LE RIVAL RICHE · texte numérisé non relu

LE RIVAL RICHE

Pourquoi, ô pigeon, es-tu si triste ?

— Comment, moi, pauvre pigeon, pourrais-je être joyeux? La nuit dernière, ma compagne était près de moi,

Elle était près de moi, dormant sur une aile,

Dormant sur une aile, m’embrassant de l’autre, M’embrassant de l'autre, m’appelant son chéri,

Son cher bien**aimé : « Petit pigeon bleu,

Dors, ne dors pas encore, mon petit pigeon,

Seulement ne me perds pas en dormant, chéri ! »

Le pigeon s’est réveillé, sa compagne était partie !

De toutes parts, il erre, se précipite Çà-et-là, chez les nobles,

Chez les nobles, les princes, les marchands.

Dans le jardin d’un marchand il a trouvé sa colombe, Dans le jardin d’un marchand, sous un pommier,

Sous un pommier, blessée gravement d’un trait.

Le fds du marchand avait blessé ma colombe,

L’avait blessée avec une arme d’or.

Page 1