AU CHEVET DU BON AMI MALADE
Si Dieu voulait accorder la santé à mon ami,
Ne fut-ce que pour un jour.
Ne fut-ce qu’un jour, une petite heure,
Je voudrais me promener avec mon cher amour, Marcher sur les gazons moussus,
Cueillir les fleurettes bleues,
Tresser une guirlande pour mon ami Et la poser sur la tète de mon chéri.
Alors vers la maison le conduisant, contente et joyeuse, Je dirais : « Mon espoir, mon amour,
Nous resterons tous deux ensemble, ami,
Nous ne nous quitterons, chéri, qu’au jour de la mort, Quand nous dirons un éternel adieu à la lumière, Laissant derrière nous le renom De deux cœurs qui s’aimèrent tendrement Et moururent ensemble, toujours fidèles ! y>