‹ Les chants oraux du peuple russeChapitre 86 sur 134 · LOIN DU FIANCÉ · texte numérisé non relu

LOIN DU FIANCÉ

Nul roucoulement de colombe Voltigeant sur la plaine en üeur ;

Pas d’horizon pourpré d’où tombe Du couchant la chaude lueur.

Dans sa chumbrette, en grand’tristesse, La jeune fille pleure tant !

Elle pense, pense sans cesse A son fiancé qu’elle attend.

« Mon fiancé, mon âme même,

Ah ! je t’appelle, où que tu sois !... »

Et dans son désespoir suprême,

Les sanglots étouffent sa voix...

«Serait-ce un serpent qui pénètre Jusqu’à mon cœur envenimé ?

Non ; si je meurs, hélas ! c’est d’être Si loin, si loin du bien-aimé 1

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