LOIN DU FIANCÉ
Nul roucoulement de colombe Voltigeant sur la plaine en üeur ;
Pas d’horizon pourpré d’où tombe Du couchant la chaude lueur.
Dans sa chumbrette, en grand’tristesse, La jeune fille pleure tant !
Elle pense, pense sans cesse A son fiancé qu’elle attend.
« Mon fiancé, mon âme même,
Ah ! je t’appelle, où que tu sois !... »
Et dans son désespoir suprême,
Les sanglots étouffent sa voix...
«Serait-ce un serpent qui pénètre Jusqu’à mon cœur envenimé ?
Non ; si je meurs, hélas ! c’est d’être Si loin, si loin du bien-aimé 1