‹ Les chants oraux du peuple russeChapitre 88 sur 134 · INCONSOLABLE · texte numérisé non relu

INCONSOLABLE

Pale est la lueur du jour, bien pâle ;

Personne ne peut voir le soleil.

Triste est la jçune fille, bien triste :

Personne ne peut dire son chagrin,

Ni son cher père, ni sa chère mère,

Ni sa chère sœur, blanche petite colombe !

Triste est la jeune fille, bien triste.

a Ne peux-tu pas trouver une consolation à ta douleur ? Ne peux-tu pas oublier ton cher ami ?

Ni le jour, ni la nuit,

Le matin ni le soir, tu ne peux donc te ranimer ? » Alors la jeune fille répondit dans son chagrin :

« J’oublierai mon bon ami,

Quand mes pieds rapides auront faibli sous moi, Qu’à mes côtés mes mains seront tombées sans force ; Alors que mes yeux seront remplis de cendre Et que les planches du cercueil enfermeront mon sein

[blanc I »

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