‹ Les chants oraux du peuple russeChapitre 89 sur 134 · LE GALANT TROMPEUR · texte numérisé non relu

LE GALANT TROMPEUR

Bois de chênes, cher bois de chênes, O mon vert bois de chênes !

Pourquoi gémir de si bonne heure, Laisser pendre tes branches ?

De ton massif, ô bois de chênes,

Tous les oiseaux se sont-ils envolés ?

Un oiseau reste encore,

Le coucou si triste ;

Nuit et jour jetant sa plainte,

Il n’est jamais en paix.

Du faucon errant Le coucou se plaint.

Il a brisé son nid chaud, Dispersé ses petits,

Ses chers petits coucous.

Dans sa chambre haute Une belle jeune fille est assise ;

À la fenêtre, elle pleure Gomme le ruisseau coule ;

Comme la source sourd, elle sanglote.

Du jeune homme voyageur La jeune fille se plaint.

De la maison de ses père et mère 11 fa attirée par leurre,

Dans une maison étrangère, éloignée, Etrangère, éloignée, inconnue,

Il fa attirée par leurre et maintenant Il voudrait bien la laisser de côté.

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