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LE SEIGLE EN ÉPIS

Voici une coutume du gouvernement de Vladimir. Le dimanche de la Trinité, quand le seigle d’hiver commence à montrer ses premiers épis, les paysans tout une visite aux champs. Les jeunes gens du village se rassemblent sur deux lignes, joignant leurs bras de façon à former comme un pont sous lequel passe une petite fille tout enrubannée. Ceux devant lesquels elle a passé courent se replacer plus loin, de sorte que le pont se renouvelle sans interruption jusqu’aux champs de seigle. La petite tille y entre, prend une poignée d’épis, les emporte en coprant au village et les jette à terre près de 1 église. Les chants suivants sont de circonstance :

L’épi est venu au champ de blé,

Au blanc froment.

Poussez, poussez abondamment,

Seigle et avoine,

Froment et sarrasin !

L’épi paraît au jeune blé,

Au blanc froment.

Où la reine est venue,

Le seigle est plus épais :

Un épi donne une mesure,

Un grain donne un gros pain, Un demi-grain fait une tourte.

Poussez, poussez,

Seigle et avoine !

Prospérez richement,

Père et fils !

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