‹ Les chants séculairesChapitre 15 sur 62 · LE LAURIER · texte numérisé non relu

LE LAURIER

Il est un ^^rand laurier au seuil de ma maison Que mon père planta le jour de ma naissance. Il a nourri mon cœur et ma jeune raison,

Car nous sommes pétris de la même substance.

Pour la première fois pleurant de volupté, Quand je lui confiai la beauté de Delpbique,

Je sentis de son sang trembler la parenté,

Il pleurait avec moi dans la nuit magnifique.

Maintenant que, vivant dans Pâme de mes vers. Il peut de son grand cœur multiplier fivresse,

Il m’a dit les secrets de l’antique sagesse Et que sa sève boit le chant de l’univers.

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CHANTS SKGUI.AIRES

Une même vertu coule dans ses racines Et dans les veines d’or d’une strophe au sang clair. Dans Uàme du laurier et l’âme de ma chair Renaît le souvenir des grandes origines.

0 mon frère, ô laurier, puisqu’une même loi Nous nourrit de sa sève et bénit ta semence, Avant de retourner dans l’éternel silence,

O mon frère, ô laurier, je t’aime, inspire-moi.

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