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XXII

Au Docteur Armand Besson,

Non, le poète, ô Dieu! qu’au fond du soir écoute

Le chêne, et que le pin sur le bord de la route

Invite doucement à s’asseoir; le rêveur

Qui, lorsque le rocher pleure, dans la sueur

De la pierre pressent le doute qui traverse

Le marbre comme l’homme et dans les pleurs qu’il verse

La consolation de la source ; celui

Pour qui le clair de lune est une âme qui luit

A travers les troncs noirs des clairières profondes ;

Non, l’errant dont les yeux peuvent voir dans la nuit.

Sous l’immense clarté d’où ne sort aucun bruit,

La main de Dieu mêlant la poussière des mondes ;

Celui qui, le matin, penché sur quelque nid,

Dans le chant de Loiseau, dans le parfum qui passe.

Retrouve un des versets du poème infini

Que murmure le temps aux forêts de l’espace, —

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