‹ Les chants séculairesChapitre 21 sur 62 · ÉVEIL · texte numérisé non relu

ÉVEIL

0 bel enfant pensif, sur l’herbe où tu reposes Le vent à tes cheveux mêle l’odeur des roses,

Les souffles du matin caressent ton œil pur,

Et la tiédeur du jour, les frissons de l’azur,

Donnent le goût du ciel à ta bouche vermeille.

La plaine, à tes pieds nus, sous les blés mûrs sommeille. Derrière toi les pins boivent le jour profond.

Et tous les bruits cachés, le murmure que font Les sources et les eaux courant sous le feuillage,

Le soleil endormi sur les toits du village. L’attendrissement vague et lointain des sommets,

Tout le poëme errant des souffles embaumés,

Les nuages, un roc qui dans la plaine émerge,

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