L’HYMNE
Et quittant la maison j’ai pris la route claire Qui mène à travers blés jusqu’au mont de la paix.
J’ai chanté le chant séculaire,
Les aïeux m’écoutaient sous les chênes épais.
Là-bas, les moissonneurs redressaient leurs épaules. Au grand soleil les faux jetaient leur rude éclair.
J’ai chanté le vieux chant des Gaules : Éveillez-vous, aïeux endormis dans ma chair.
Maintenant le couchant baise la plaine blanche.
Vers les granges les chars épars sont en chemin.
J’ai chanté le chant de revanche.
J’ai pétri le pain noir qu’on mangera demain.
LE COUCHANT
Des SOCS sanglants du Nord pour effacer la trace Combien nous faudra-t-il de colère et d’amour?
J’ai chanté le cliant de la race,
Les dieux de la patrie enfin sont de retour.
Le couchant descendait sur l’âme populaire,
Dans les champs moissonnés s’endormaient les troupeaux, J’ai chanté l’hymne séculaire,
Les dieux de la patrie habitent nos drapeaux.