GUSTAVE COURBET
Sur les élan^'s de la forêt
Les grands arbres traînent leurs branches.
Au travers la lune apparaît;
Les clairières sont toutes blanches.
On entend vivre et respirer Les profondeurs dubois qui rêve Et dans les feuilles murmurer Le clair de lune qui se lève.
Dans la nuit des rouvres épais Les sources dorment sur la mousse.
O tiède odeur des pins coupés,
Les chevreuils boivent Lombre douce,
LK COUCHANT
Et comme tout en ce beau soir Est parfait comme dans Virgile Une nymphe dans Ue'tang noir Vient tremper sa cruche d’argilë,
Et peut-être il est, sous le bois, Cœur en extase, âme éveillée,
Un vieux pâtre mêlant sa voix Aux murmures de la feuillée.
XYIII